La pièce “Fausse Note” au Festival Avignon le Off

Pièce de théâtre de : Didier Caron Mise en scène : Didier Caron et Christophe Luthringer Assistante Mise en scène. : Bénédicte Bailby

Distribution : Pierre Azéma (dans le rôle de H.P Muller) et Pierre Deny (dans le rôle de Léon Dinkel)

Lumières : Florent Barnaud Décor : Marius Strasser Création musicale : Vladimir Petrov

 

 

 

 

 

   

 

« Fausse note » comment vivre confortablement avec son passé ?

Faut-il l’effacer ou l’assumer ?

Le décor est planté : 1989 Philarmonique de Genève dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale de H.P Muller. Un visiteur arrive à sa porte.

Le chef d’orchestre bien comme il faut en façade qui mène à la baguette ses musiciens se retrouve face ce chasseur d’autographe,  que va révéler ce visiteur si insistant. Il ne l’attendait pas

Les deux personnages s’opposent, cela monte en puissance au fil des minutes, avec la musique qui accompagne divinement ce texte. Mais face à son passé qui sera mené à la baguette ?

Au fil du dialogue, petit à petit l’angoisse monte progressivement,  les deux personnages se dévoilent avec ce passé qui ressurgit. Un huit clos magnifique ou le spectateur retient son souffle.

La direction d’acteur prend tout son sens, avec cette mise en scène minutieuse, un rythme  comme une partition de musique sans fausse note, une précision d’horloger.

Un affrontement intense avec un texte puissant sur de la dentelle d’exception. L’opposition d’un gentil contre un méchant, les deux personnages semblent parfois complices dans cette adversité.

Une émotion forte ce dégage de ce duo d’acteurs qui nous embarque à la fin de la représentation, le spectateur ne sort pas indemne de la salle. Cette pièce semble dévoiler une part d’ombre qui peut ou pourrait être en chacun de nous.

Après un beau succès au festival d’Avignon, la pièce s’est joué au théâtre de la Contrescarpe à Paris du du 4 octobre 2019 au 19 janvier 2020. Du  jeudi au samedi à 21h et le dimanche à 16h30

Texte,  interview  et photos  Céline Pilati

 

 

Interview :

 

Céline Pilati : « Quelle est le sujet de Fausse Note ? Le passé rattraperait il le présent ? »

Pierre Deny : « il vaut mieux rester très évasif sur le sujet, en effet cela peut commencer comme une visite importune d’un admirateur un peu pressant qui vient voir un chef d’orchestre dans sa loge après un concert »

Didier Caron : « cela part comme une comédie, comme un Columbo  puis à un moment cet admirateur qui est peut-être pas si admiratif que ça ! Qui rentre dans la loge du chef d’orchestre  va tendre la situation pour une raison bien précise. »

Pierre Azéma : « Tout ce qu’on sait c’est que cela va les réunir dans leur passé et réunir leur père respectif »

Pierre Deny : « Révéler un souvenir commun »

Pierre Azéma : « Des choses pas très jolies que le chef d’orchestre aurait bien aimé garder secret. »

Céline Pilati : « Comment s’est passé le casting pour cette pièce ? »

Didier Caron : « Il y a une autre version, jouait par deux autres comédiens, mais en tout cas cette version-là,  j’ai la chance que les mots soient joués par ces deux comédiens.  C’est exactement cette partition là qu’il fallait jouer ! Et que joue les deux « Pierre » divinement bien. Dans ce sens je suis ravi que ce soit cette distribution, qui est la distribution ! »

Pierre Azéma : « C’est toujours un beau compliment que t’entendre que le rôle est fait pour nous ! C’est pas le cas au départ, car Didier l’a écrit tout seul dans sa chambre… car il ne savait pas qui allait le jouer encore,  c’est encore un beau compliment à entendre. En tout cas ce sont des mots presque facile à dire, parce que l’histoire coule, par ce que les personnages sont profonds, avec une belle humanité. »

Céline Pilati : « Vous avez acceptez le rôle tout de suite ? »

Pierre Deny : «  Il faut quand même savoir, dans une carrière d’acteur au théâtre, des rôles comme ceux si, ce sont des cadeaux et qu’on en a pas tous les trois mois.  Pierre et moi, nous avons beaucoup joué au théâtre, mais très honnêtement je ne dis pas ça parce que le patron est là (sourires) c’est vraiment un cadeau, ceux sont deux fantastiques personnages et ceux sont des rôles qui nous marquent et dont on se souviendra. »

Propos recueillis par Céline Pilati

 

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